DEPOT 29 : Hôpital d'Alès

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Date

1789-1972

Biographie ou Histoire

La ville d'Alès dispose, à la fin du Moyen Âge, de quatre établissements de soins : la maladrerie - destinée aux malades de la lèpre -, l'hôpital Saint-Antoine, l'hôpital Saint-Vincent et l'hôpital Neuf, créé par la ville en 1323, près de la porte de La Roque, sur le chemin de la voie Régordane qui relie Le-Puy à Saint-Gilles. Les hôpitaux médiévaux sont alors le plus souvent des communautés religieuses charitables, des « Hôtel-Dieu », dans lequel le personnel féminin joue un rôle essentiel. Mais la création de l'hôpital Neuf traduit le souci des consuls d'Alès de ne pas déléguer ses missions d'assistance aux autorités ecclésiastiques. Car les établissements hospitaliers sont avant tout conçus comme des lieux d'accueil des pèlerins et des nécessiteux. Les soins médicaux y sont fort rares et ne se développent que lentement à partir des XIVe et XVe siècles On distingue ainsi à l'intérieur de l'hôpital Neuf, l'hospice, réservé à l'accueil des voyageurs, de la partie hospitalière, consacrée aux soins des malades, des vieillards et des nécessiteux. Ces établissements se financent grâce aux nombreux dons et legs provenant de particuliers ou aux produits d'amendes. Jusqu'à la Révolution française, les établissements hospitaliers sont demeurés de grands propriétaires au capital formé d'immeubles urbains, de fonds ruraux ou de placements fonciers.

La première partie du XIXe siècle voit la population de la ville d'Alès croître fortement avec le développement des industries minières. L'hôpital Neuf est alors jugé trop petit. Un nouveau bâtiment est donc édifié en 1843  sur la place Saint-Sébastien (actuelle place des Martyrs de la Résistance). Dans le même temps, le cadre législatif et réglementaire de l'exercice de la médecine, de l'hospitalisation et de l'assistance se transforme effaçant peu à peu l'empreinte cléricale. Sans rompre avec ses missions traditionnelles d'assistance envers les plus vulnérables (enfants trouvés et abandonnés, populations âgées, personnes handicapées, etc.), le XIXe siècle voit ainsi s'épanouir et s'affirmer la fonction soignante de l'hôpital dans la foulée des progrès des sciences médicales. La loi du 21 décembre 1941 ouvre l'hôpital aux malades payants et accélère sa transformation en établissement de soins. L'hôpital d'Alès déménage alors dans des locaux modernes construit route de Salindres. Ce nouvel établissement de soins, devenu Centre hospitalier en 1963, est complété d'une école d'infirmières, d'une maison de retraite (1970) et d'un centre dédié à la psychiatrie (1976). Ces transformations traduisent les bouleversements profonds de l'organisation de l'hôpital au XXe siècle, résultat de la modernisation continue de l'offre thérapeutique et de l'épanouissement d'une médecine de pointe qui s'appuie sur des technologies de plus en plus sophistiquées.

L'actuel Centre hospitalier Alès-Cévennes dans lequel vous vous trouvez a été inauguré en 2011 (docs 14 et 15). Il a été édifié dans le but de répondre au double défit de l'hôpital du XXIe siècle : continuer à proposer une offre de soins et de médecine de pointe au plus grand nombre tout en conservant sa fonction asilaire pour les individus marginalisés par leur état de santé psychique ou physique.

Modalités d'entrées

Dépôt de l' Hôpital d'Alès effectué le 12 février 1999.

Documents en relation

La partie la plus ancienne des archives de l'hôpital d'Alès (1170-1867) est déposée aux Archives départrtementales du Gard (H dépôt 4). 

Registre

Cote/Cotes extrêmes

DEPOT 29/1

Présentation du contenu

* Au verso : Notice historique de l’établissement de l’hospice d’Alais rédigée lors du projet de reconstruction de la maison délibéré le 28 avril 1829 (par Auguste Voyat ingénieur au corps royal des Ponts et Chaussées de France, le 15 avril 1829), suivie des noms des bienfaiteurs de l’hospice d’Alais

* Au recto :  Registre indicatif de toutes les propriétés immobilières et rentes appartenant à l’hospice d’Alais ouvert en exécution de l’article 32 du règlement intérieur pour le dit hospice, délibéré le 14 juin 1827, suivi des rentes sur l’Etat, rentes foncières en nature, rentes foncières sur communes, état des débiteurs des rentes foncières et constituées